Bonjour à tous,
On est tous conscients que l'activité physique est un bon socle pour le développement de nos enfants et cela constitue une base solide pour qu'ils deviennent des adultes en bonne santé. Je partage ici un message d'un papa vu sur Facebook sur la compétition et la pratique du sport chez nos enfants : Vous voulez comprendre pourquoi les ados arrêtent massivement le sport ?
Regardons les chiffres.
Pas les opinions.
Pas les ressentis.
Les données.
Une étude française publiée en 2024 (Luiggi, Travert & Griffet) vient de mesurer la participation sportive de 1080 adolescents.
Et ce qu’elle révèle devrait faire réfléchir tout le monde (coachs, parents, fédérations).
✔66,4 % des ados sont encore pratiquants réguliers.
✔ 28,9 % ont abandonné.
✔ 4,7 % n’ont jamais pratiqué.
Mais le chiffre le plus important, il est là :
👉 Sans abandon, 95 % des adolescents seraient encore sportifs.
Autrement dit :
Le problème n’est pas “les jeunes n’aiment plus le sport”.
Le problème, c’est ce qu’on leur fait vivre AVANT l’adolescence.
🎯 Ce que dit réellement l’étude :
➡️ L’abandon est massif, socialement déterminé, et touche davantage :
les filles (35,1 % d’abandon) et les milieux modestes (37,8 % d’abandon)
➡️ La compétition, quand le climat est mal structuré, est un facteur majeur d’abandon — particulièrement chez les filles.
➡️ Le manque de plaisir est la raison n°1.
➡️ Et si l’abandon disparaissait, les inégalités sociales et de genre se réduiraient presque totalement.
Cela veut dire quoi ?
👉 Que ce ne sont PAS “les enfants d’aujourd’hui”.
👉 Que ce ne sont PAS “les écrans”.
👉 Que ce ne sont PAS “les parents”.
Pas seulement.
Pas principalement.
C’est le système sportif lui-même qui produit la casse.
🎒 Et devinez quand commence ce processus d’abandon ?
Bien avant le lycée.
Bien avant les 15–16 ans.
Il commence… dans l’enfance.
Quand on propose :
- des compétitions inadaptées,
- des formats trop longs,
- des logiques de classement, de tri, de sélection,
- des discours de performance avant même l’acquisition des bases,
- des attentes d’adultes sur des cerveaux qui ne sont pas terminés.
- Ce que l’ado vit comme “désengagement”…
C'est souvent la conséquence d’années de pratiques mal construites.
🧠 Ce que montrent toutes les données :
✔ Un enfant n’est pas un adulte miniature.
✔ L’opposition = utile ; la compétition formelle = à manier tardivement.
✔ La performance durable est un résidu, pas un objectif.
✔ Le plaisir + la compétence + la sécurité sociale → gardent les enfants.
✔ La spécialisation précoce + la pression → les fait fuir.
🌱 Conclusion :
Si nous voulons des adolescents actifs, sportifs, engagés, résilients…
il faut d’abord arrêter de casser les enfants.
La rétention ne se fera jamais à 15 ans.
Elle se joue à 8, 9, 10 ans, dans nos clubs, nos écoles, nos tribunes, nos choix pédagogiques.
Parce que, chiffres à l’appui :
95 % des jeunes pourraient rester sportifs.
Ce n’est pas eux le problème.
C’est ce qu’on leur fait vivre.